Le coquillage de Marc Quinn

Le coquillage de Marc Quinn au jardin des tuileries

La 39e édition de la FIAC, Foire Internationale d’Art Contemporain se tient du 18 au 21 Octobre 2012 au Grand Palais à Paris.

Malgré le contexte de crise, elle assure sa légitimité en se situant au second plan du rayonnement international derrière Art Basel et devançant d’une courte tête la  trendy Frieze Art Fair londonnienne. La toujours classieuse parisienne attire comme jamais avec une affluence record, grâce au parti pris de sa directrice artistique Jennifer Flay , qui a su géré un tournant décisif ces dernières années.  A la fois rassemblée au coeur du joyau que constitue le palais royal qui se rénove pour accueillir encore davantage d’exposants chaque année et en étendant son rayonnement à des manifestations hors les murs, la FIAC s’impose et joue la carte des valeurs sûres.

La sélection 2012 rassemble 182 galeries. Celles-ci exposeront au sein de ce site majestueux qui intègre pour la première fois le Salon d’honneur, cœur historique de l’ensemble architectural formé par le Grand Palais, et récemment rénové.

La Nef et le Salon d’honneur abriteront les galeries spécialisées en art moderne et contemporain. Le Niveau +1 accueillera les galeries d’art contemporain, ainsi que les galeries représentant la scène artistique émergente en collaboration avec le secteur Lafayette, mécène officiel.

Les quatre nominé au prix Marcel Duchamp – qui voit récompenser un artiste d’envergure international travaillant en France -,  sont: Bertrand Lamarche concepteur influencé par le minimalisme, la peintre Valérie Favre, Franck Scurty et ses maniements symboliques et enfin le lauréat prévisible: le duo de sculpteurs contemporain Dewar et Gicquel qui renouvelle ici le genre des gisants avec humour.

Valérie Favre, Fragments, 2012. Courtesy galerie Jocelyn Wolff, Paris.

Valérie Favre, Fragments, 2012. Courtesy galerie Jocelyn Wolff, Paris.

Valérie Favre est née en Suisse en 1959 et vit aujourd’hui à Berlin. Elle est peintre, principalement. Elle dessine aussi, réalise des sculptures. Pour le Prix Marcel Duchamp, Valérie Favre présente ses Fragments, des toiles abstraites qui sont autant de détails de l’univers, d’un grand Tout. « Le féminin en peinture, c’est très beau et mystérieux, mais le paradoxe est que l’on est amenée en tant que femme peintre à devoir donner beaucoup de preuves de la qualité de notre travail, ce qui n’est pas forcément le cas quand on est un homme » nous dit-elle.L’artiste est représentée en France par la galerie Jocelyn Wolff.
Bertrand Lamarche, Cyclo-City, installation et projection vidéo. Courtesy galerie Jérôme Poggi, Paris

Bertrand Lamarche, Cyclo-City, installation et projection vidéo. Courtesy galerie Jérôme Poggi, Paris

BERTRAND LAMARCHE
Marquées par l’art conceptuel et le minimalisme, les oeuvres de Bertrand Lamarche, prennent le plus souvent la forme de sculptures et d’installations où le travail du son, de la lumière et du mouvement joue un rôle essentiel. La modification de la perception et la perte des repères plongent le spectateur dans un univers déroutant. Pour le prix marcel Duchamp, Bertrand Lamarche nous propose des distorsions d’échelle, des ellipses spatio-temporelles dans un mouvement de transformation qui altère et augmente les figures, suspend le réel, emporte sa matérialité en une traversée fictionnelle.
Pas évident de définir l’art de Bertrand Lamarche, comme il n’est pas facile de le percevoir. Enseignant à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais, son travail  trés poétique ramène le spectateur à l’immédiateté de son expérience sensible. Bertrand Lamarche, quarante-six ans, est représenté en France par la galerie Jérôme Poggi.

Franck Scurti, Rédemption, 2012, esquisse pour Nouvelle Fable. Courtesy galerie Michel Rein, Paris

FRANCK SCURTI
Formé auprès de Daniel Buren et Pontus Hulten, Franck Scurti propose une oeuvre riche entre pop art et art conceptuel. Franck Scurti est un artiste bien connu des amateurs d’art contemporain. Son travail a même été salué l’an passé par une rétrospective, intitulée Works of Chance, au musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg. Il présente à la FIAC plusieurs projets personnels représentatifs de son travail actuel.Franck Scurti, quarante-cinq ans, représenté par la galerie Michel Rein,

Daniel Dewar et Grégory Gicquel, Gisant, 2012. Courtesy Galerie Hervé Loevenbruck, Paris.

Daniel Dewar et Grégory Gicquel, Gisant, 2012. Courtesy Galerie Hervé Loevenbruck, Paris.
DANIEL DEWAR ET GREGORY GICQUEL
Daniel Dewar est né en 1976 à Forest of Dean (Royaume-Uni) et Grégory Gicquel en1975 à Saint Brieuc. Tous deux vivent et travaillent à Paris. Représentés par la galerie Loevenbruck, Paris
Après des études à l’école des Beaux-Arts de Rennes, Daniel Dewar et Gregory Gicquel se sont associés pour proposer un travail oscillant entre sculpture et ready-made. L’attention qu’ils portent au matériau, à la technique et au sujet offre une production sans cesse renouvelée. Peut-être avez-vous vu leur voiture en marbre érodé, ou leur palme en grès, qui semblent tout droit issues d’un chantier de fouille du futur. Pour le Prix Marcel Duchamp, le duo présente un étrange projet de monument funéraire pour le cimetière Montparnasse… Ils sont représentés en France par la galerie Loevenbruck.

Même si la valeur refuge que constitue la peinture et notamment celle issue de l’art moderne s’expose allègrement, je vous propose une sélection plus impactante à travers le filtre subjectif de ma sensibilité, plus tournée sur la scénographie (comme l’étonnante pièce de Mc Adam « the bathroom ») la photographie expérimentale, les réflexions sur la corporéité et le psychisme, voire les incontournables Cindy Sherman, Anish Kapoor et Damien Hirst…

Cliquer sur une image pour lancer le slide show

Cliquer sur une image pour lancer le slide show

Site internet : www.fiac.com

– See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/fiac-0#sthash.51dYPh6w.dpuf