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Sculpture miroir Doug Aitken- galerie Eva Presenhuber , Zurich

Pour sa 38ème édition la FIAC passe sur un format diffèrent, en se  concentrant  entièrement sur le grand palais et en investissant hors les murs des œuvres dans le jardins des tuileries et le jardin des plantes. En effet, l’habituel chapiteau de la cour carré du Louvres qui abritait en son sein les jeunes galeries  est fermé pour cause de travaux. Trois galeries a l’étage, situées sous verrière et communiquant entre elles par des rotondes ont été mises a disposition par le grand palais afin de permettre d’accueillir outre les galeries émergentes,  une sélection de galeries internationales prescriptrices de tendance et les galeries soutenues par le groupe Lafayette.
Mémé si l’unification en un lieux est idéale, elle a pour résultante de perdre 1020 mètres carrés et donc de devoir opérer une sélection cornélienne auprès de ses exposants, d’autant plus qu’une volonté de s’ouvrir a de nouveaux venus est annoncée avec pour la première fois la présence de pays comme le Brésil, la Turquie et l’Afrique du sud.
Un espace est réservé aux quatre lauréats 2011 du prix prestigieux Marcel Duchamp et présentera cette année les œuvres de Mircéa Cantor et Samuel Rousseau dans la catégorie vidéo  ainsi que Damien Cabanes et Guillaume Leblond dans la catégorie sculpture/architecture.

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le lauréat Mircéa Cantor ( extrait de son installation )

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Détail de sculpture alchimique de Guillaume Leblond

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Les céramiques humanisées de Damien Cabane

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Les sculptures animées surprenantes de Samuel Rousseau

La FIAC cette année amplifie son programme de performances et présente un cycle de films d’artistes inauguré l’année dernière au cinéphémère et pour la première fois cette année a l’auditorium du grand palais.
Cet événement, contant un tiers de galeries française, essentiellement parisienne de meme que les représentants toujours plus diversifiés de la scène internationale se positionne comme l’un des rendez vous incontournables de la création artistique. Elle propose un panorama équilibré de l’art moderne, de l’art contemporain et de la création émergente.
Petit panel choisi tout à fait subjectif d’œuvres émanant de galeries, qui en dehors de toute notion de quotation, a retenu mon attention  de part l’émotion suscitée, la surprise, la pertinence, la maitrise plastique par exemple: le superbe dispositif de Loris Gréaud via la Pace Gallery à New York, où une salle de projection élégamment carbonisée projète en boucle un film bleu d’une pellicule se désintégrant par l’effet de surchauffe… la boucle temporelle qui suspend à l’infini un évènement déjà passé. Nous pouvons ainsi faire le grand écart de ce type d’oeuvre tres classieuse aux audacieuses sculptures  » sadiques anales » et clairement phalliques de Sarah Lucas à la galerie aglaise Sadie Coles.  Notons la tres belle qualités des oeuvres présentés par la galerie star parisienne Templon et son soucis d’offrir des pièces surprenantes. Perrotin présente un florilège de pièces très spectaculaires, une tres belle sculpture de Xavier Veilhan, comme le dernier Murakami, à peine sec! Notons également qu’à l’étage des galeries émergentes ou plus underground, la galerie berlinoise Kow propose l’art vidéo expérimental féministe de Barbara Hammer.

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